Un accès non-discriminatoire et sans entraves aux médias est un préalable à tout processus démocratique sérieux. L’électorat doit pouvoir choisir partis et candidats en toute connaissance de cause, ce qui nécessite que tous les points de vue soient communiqués de manière juste et équitable dans les médias locaux. C’est pourquoi les missions d'observation électorale de l'Union européenne comportent un volet d'analyse des médias. L’analyste et son équipe doivent pouvoir effectuer une évaluation (quantitative et qualitative) précise des médias en mesurant l’accès des candidats politiques en lice aux médias imprimés et électroniques (télévision et radio), pour pouvoir déterminer si cet accès est juste et équitable lors de la campagne électorale.
Si les médias électroniques sont peu nombreux, leur observation est néanmoins complexe. Au niveau de la presse écrite, notre méthodologie ne nous permettant pas d'observer tous les journaux, nous avons procédé à une sélection des supports à observer en fonction de leur lectorat présumé, de la régularité de leur parution et de leur influence estimée. L'exhaustivité ne pouvant être atteinte, le principe qui sous-tend l'analyse est celui de l'échantillonnage représentatif que nous appelons un panel d'observation.
Du début de la campagne électorale des élections législatives, l’équipe médias procède à des enregistrements quotidiens des médias locaux. Les données seront traitées par type de médias et, une fois consolidées, donneront lieu à un rapport graphique qui permettra d'analyser à la fois l'influence des médias dans la campagne électorale et le respect des règles d’accès des partis politiques aux médias. L'analyse se base essentiellement sur le traitement des questions politiques et électorales pendant la campagne, par les candidats et les acteurs institutionnels.